———Mélancolique, elle observait les gouttes de pluie qui glissaient doucement sur la vitre de la seule fenêtre de la pièce. Elle n'avait juste qu'un ennui... C'est de comprendre les jours de pluie... Elle jeta un bref coup d'½il à son réveil; il était 00h32. Sa chambre était éclairée par la seule faible lueur de la lune. Cette nuit là, elle n'avait pas sommeil. Peut-être que son inconscient avait peur de rêver? Car un rêve est un rêve que s'il n'arrivera jamais; or elle avait trop souvent fait des rêves prémonitoires. Enfin des cauchemars prémonitoires, plutôt.
Elle avait rêvé une nuit de la mort de sa grande s½ur. Elle avait rêvé de cris et de sang. C'était très vague, mais elle avait rêvé cette nuit là du futur.
Elle avait d'étranges rapports avec sa s½ur. Elle pensait la haïr autant qu'elle l'aimait; c'est trop tard elle s'est rendue qu'elle l'aimait plus qu'elle la haïssait. «On a toute la vie pour apprendre à connaître une personne, et c'est seulement à son départ qu'on se rend compte de ce qu'on ressent pour elle... Pourquoi?», se questionna-t-elle dans un soupir.
Elle se dit alors qu'elle aimerait venir à mourir. Mourir dans une miteuse chambre d'hôpital qui pue les médicaments. Elle se rendrait alors compte qui tient réellement à elle. Qui pleurerait, qui resterait neutre. Elle savait déchiffrer les sentiments des gens. Décrypter si des larmes sont sincères ou des rires faux. Puis elle aussi dirait aux gens ce qu'elle pense réellement d'eux. Elle s'en fouterait de toutes façons, elle allait crever!
Et puis, elle aurait le droit à une dernière volonté, comme dans les films où les héros meurent. Alors elle demanderait à rencontrer Nicola. Nicola Sirkis je vous prie, la raison de ses fantasmes, la raison de son existence; l'homme qui l'a maintenue en vie jusqu'ici. Peu importe la façon dont ses proches l'informeraient; il viendrait. Seul. Il rentrerait dans la chambre, même qu'il aurait mis ses Creepers. Il lui sourirait timidement. Putain c'qu'il était beau quand il souriait. Alors elle demanderait à ses proches présents dans la pièce de sortir. Au début il y aurait un silence, au bout d'un petit moment ils commenceraient à discuter. Elle lui dirait merci d'être venu, elle lui dirait qu'il est sa vie, toute sa vie, lui et son groupe. Elle lui répéterait des merci, et puis un timide je t'aime. Des larmes couleraient sur ses joues parce qu'elle aurait devant lui l'homme qu'elle admirait le plus en ce monde, et que c'est seulement à la fin de sa vie qu'elle le rencontrerait, et qu'il était venu juste parce qu'elle allait rejoindre Stef. Il lui tiendrait la main durant toute la conversation, il la serrerait fort. Alors elle pleurerait encore plus, lui paraîtrait bouleversé. Au bout de quelques heures il l'embrasserait sur la joue, baiser qu'elle lui renderait. Il lui chuchoterait quelques mots dans le creux de l'oreille, à ce moment là elle sentirait sa respiration, c'était si agréable... Alors il partirait, refermerait doucement la porte derrière lui. Maintenant elle pourrait mourir; et ses joues seraient noyées de larmes...
Elle pleurait pour de vrai désormais. Elle se dit que c'était horrible ce qu'elle avait osé imaginé, mais qu'elle s'en foutait parce qu'elle ne le dirait jamais à personne. À personne, puisque sa s½ur n'était plus là pour l'écouter.
Elle se dit aussi qu'elle aimerait seulement venir à mourir, mais pas mourir par la suite. Non, elle n'était pas suicidaire, ni dépressive; mais si elle racontait qu'elle aimerait à venir à mourir dans une miteuse chambre d'hôpital on la prendrait en tant que telle. Elle avait déjà pensé au suicide, mais elle savait qu'on ne rendait pas compte de l'abomination de la mort elle-même. Des jeunes qui jouaient avec leurs vies, qui déclaraient qu'ils allaient se suicider; elle trouvait ça pitoyable.
Alors elle gardait tout ça secrètement, enfouit au fond d'elle. Depuis bien trop longtemps.
Et puis seule dans sa chambre, elle se mit à rire. elle se mit à mêler ses rires à ses larmes. Ça faisait si longtemps qu'elle n'avait pas rit... Elle repensait à sa s½ur. Elle se rappelait d'il y a longtemps... Elles étaient si petites! Elle ferma les yeux. Elle s'imaginait un champ; un simple champ. Ça devait être en début de soirée puisque le soleil commençait à se coucher et que le ciel était beau, si beau... Il abordait un orange-rosé pâle, et les nuages étaient bleus... Et elle se voyait avec sa s½ur, au milieu de ce champ, main dans la main. Elles couraient, l'une d'elle trébuchait parfois, tombait dans l'herbe, et l'autre riait...
Elle avait rêvé une nuit de la mort de sa grande s½ur. Elle avait rêvé de cris et de sang. C'était très vague, mais elle avait rêvé cette nuit là du futur.
Elle avait d'étranges rapports avec sa s½ur. Elle pensait la haïr autant qu'elle l'aimait; c'est trop tard elle s'est rendue qu'elle l'aimait plus qu'elle la haïssait. «On a toute la vie pour apprendre à connaître une personne, et c'est seulement à son départ qu'on se rend compte de ce qu'on ressent pour elle... Pourquoi?», se questionna-t-elle dans un soupir.
Elle se dit alors qu'elle aimerait venir à mourir. Mourir dans une miteuse chambre d'hôpital qui pue les médicaments. Elle se rendrait alors compte qui tient réellement à elle. Qui pleurerait, qui resterait neutre. Elle savait déchiffrer les sentiments des gens. Décrypter si des larmes sont sincères ou des rires faux. Puis elle aussi dirait aux gens ce qu'elle pense réellement d'eux. Elle s'en fouterait de toutes façons, elle allait crever!
Et puis, elle aurait le droit à une dernière volonté, comme dans les films où les héros meurent. Alors elle demanderait à rencontrer Nicola. Nicola Sirkis je vous prie, la raison de ses fantasmes, la raison de son existence; l'homme qui l'a maintenue en vie jusqu'ici. Peu importe la façon dont ses proches l'informeraient; il viendrait. Seul. Il rentrerait dans la chambre, même qu'il aurait mis ses Creepers. Il lui sourirait timidement. Putain c'qu'il était beau quand il souriait. Alors elle demanderait à ses proches présents dans la pièce de sortir. Au début il y aurait un silence, au bout d'un petit moment ils commenceraient à discuter. Elle lui dirait merci d'être venu, elle lui dirait qu'il est sa vie, toute sa vie, lui et son groupe. Elle lui répéterait des merci, et puis un timide je t'aime. Des larmes couleraient sur ses joues parce qu'elle aurait devant lui l'homme qu'elle admirait le plus en ce monde, et que c'est seulement à la fin de sa vie qu'elle le rencontrerait, et qu'il était venu juste parce qu'elle allait rejoindre Stef. Il lui tiendrait la main durant toute la conversation, il la serrerait fort. Alors elle pleurerait encore plus, lui paraîtrait bouleversé. Au bout de quelques heures il l'embrasserait sur la joue, baiser qu'elle lui renderait. Il lui chuchoterait quelques mots dans le creux de l'oreille, à ce moment là elle sentirait sa respiration, c'était si agréable... Alors il partirait, refermerait doucement la porte derrière lui. Maintenant elle pourrait mourir; et ses joues seraient noyées de larmes...
Elle pleurait pour de vrai désormais. Elle se dit que c'était horrible ce qu'elle avait osé imaginé, mais qu'elle s'en foutait parce qu'elle ne le dirait jamais à personne. À personne, puisque sa s½ur n'était plus là pour l'écouter.
Elle se dit aussi qu'elle aimerait seulement venir à mourir, mais pas mourir par la suite. Non, elle n'était pas suicidaire, ni dépressive; mais si elle racontait qu'elle aimerait à venir à mourir dans une miteuse chambre d'hôpital on la prendrait en tant que telle. Elle avait déjà pensé au suicide, mais elle savait qu'on ne rendait pas compte de l'abomination de la mort elle-même. Des jeunes qui jouaient avec leurs vies, qui déclaraient qu'ils allaient se suicider; elle trouvait ça pitoyable.
Alors elle gardait tout ça secrètement, enfouit au fond d'elle. Depuis bien trop longtemps.
Et puis seule dans sa chambre, elle se mit à rire. elle se mit à mêler ses rires à ses larmes. Ça faisait si longtemps qu'elle n'avait pas rit... Elle repensait à sa s½ur. Elle se rappelait d'il y a longtemps... Elles étaient si petites! Elle ferma les yeux. Elle s'imaginait un champ; un simple champ. Ça devait être en début de soirée puisque le soleil commençait à se coucher et que le ciel était beau, si beau... Il abordait un orange-rosé pâle, et les nuages étaient bleus... Et elle se voyait avec sa s½ur, au milieu de ce champ, main dans la main. Elles couraient, l'une d'elle trébuchait parfois, tombait dans l'herbe, et l'autre riait...
Et puis, subitement, mais en même temps si doucement, comme ça,
________________________________________elle s'assoupît.
________________________________________elle s'assoupît.